L’hiver est mon gym + 2e semaine, le bilan.

Aujourd’hui à Sherbrooke, Mère Nature est généreuse avec la neige.  Tout dépendant de l’endroit, on s’attend à des accumulations de 35 à 60 cm accompagné de vent glacial, du jamais vu depuis 1920.  Voici la chose vue de ma fenêtre de chambre, à midi.

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Et ça, pour moi, c’est le temps idéal pour aller faire de l’entrainement cardio.  J’ai enfilé mes pantalons de neige, j’ai mis mes bottes, j’ai utilisé les lacets pour attacher le bas de mes pantalons autour de mes bottes, rendant le tout étanche à la neige, j’ai mis mon manteau, mes écouteurs, je me suis mis une playlist de chansons à rythme entraînant, ma tuque, les gants, et je suis parti.

Mon but: Faire de la marche rapide dans la neige qui, selon l’endroit, m’arrive du tibia au scrotum. J’ai donc fait ce trajet de 2.93 km. En marchant non-stop, au rythme de la musique.  J’ai bien pris soin de ne marcher que sur des endroits non-dégagés: Le bord de l’eau, les piste cyclables.  Même sur les ponts, je marchais sur les accumulations de neige sur les côtés.  Ça m’a pris 40 minutes.

Il y a plusieurs raisons pourquoi je préfère ça aux machines elliptiques ou au tapis roulant au gym: 

  • La neige offre une résistance qui m’oblige à mettre plus d’efforts pour avancer.
  • Le paysage qui défile, c’est quand même plus intéressant à regarder que le mur du gym.
  • Et au moins, là, tu cours/marches pour aller quelque part.
  • Même si j’avais envie d’arrêter, faudrait que je revienne à pied, toujours dans la neige haute.  Donc, on n’échappe pas à l’exercice.
  • En hiver, quand tu as chaud et tu sues, ça se contrôle aisément, en ouvrant le manteau. 
  • Dans la neige molle, zéro impact.  Aucun risque pour les genoux, les hanches, les pieds.
  • Je sais parfaitement que je ne ferais que dix, peut-être quinze minutes au gym. Dehors, j’en fait quarante.
  • En rentrant, je vais direct à la douche.  Et malgré l’hiver, je n’ai pas froid puisque je suis moi-même ma propre source de chaleur.  Je règle donc l’eau à à-peine-plus-chaud-que-tiède.  Bonus: Économie.

Sérieusement, là, regardez les soldats.  Est-ce que leur entrainement se fait dans un gym?  Ben non, hein!?  C’est dehors, à courir, sauter, marcher, grimper.  C’est pas pour rien.  Voilà pourquoi je n’utilise le gym que pour l’entrainement musculaire.

Sur ce: SEMAINE 2, le bilan.
Je suis allé au gym deux fois, en changeant le plus possible d’exercices d’une visite à l’autre.  Exception faite de la machine à pull-ups assistés.  Celle-là, je la fais à tout coup, parce que c’est celle qui donne un torse en V, à cause qu’elle travaille tous ces muscles dont les noms ressemblent à des sortilèges dans Harry Potter.

Côté alimentaire par contre, je dois vous avouer que ça n’a pas été une trop bonne semaine.  D’abord, lundi dernier, j’ai essayé une recette aux légumes, oignons, poivre, cucurmine et quinoa.  Faute de quinoa, j’ai cassé des nouilles à spaghetti.  Par paresse, au lieu de m’en servir un bol, j’ai mangé directement dans la marmite.  Puisque c’était délicieux, j’ai mangé environs trois fois le double de ce que j’aurais dû.  Oups!

Mercredi, c’était l’anniversaire de ma mère, 73 ans.  Pour l’occasion, elle voulait qu’on aille au buffet chinois.  Alors j’ai un peu abusé de tout.  Aussi, alors que je m,attendais à en avoir repris, j’ai été agréablement surpris lors de ma pesée officielle de la semaine ce matin.

Bon, 0.8 en moins, ce n’est pas tout à fait une livre.  Mais hey, ça reste une diminution.  Alors les pertes jusqu’à maintenant sont :

6 janvier: 218.0 lbs
12 janvier: 212.8 lbs
20 janvier: 212:0 lbs
Diminution cette semaine: 0.8 lbs
Diminution totale: 6 lbs

Ce qui s’en vient:  Mon but pour la semaine qui arrive: Gym trois fois par semaine, donc lundi-mercredi-vendredi.  Et pour les jours sans gym, faire de la course et/ou marche forcée dans la neige comme je viens de le faire.  Côté alimentaire, continuer comme je fais, c’est à dire calculer mes portions, prendre les snacks santé légers entre les repas, et éviter les excès.

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Regarder derrière soi pour mieux aller de l’avant.

Dans ta vie, il vient des moments dans lesquels continuer d’avancer devient trop pénible. Dans ce temps-là, les gens qui t’entourent te disent que tu ne dois surtout pas t’arrêter et encore moins regarder derrière toi. Eh bien moi, au contraire, je te dis: Arrête-toi un instant, retourne-toi, et prends le temps de contempler le chemin que tu as parcouru jusqu’à maintenant. Je te garantis que ta première impression sera la surprise de voir que tu as pu traverser tout ça. N’oublie jamais qu’avant d’être derrière toi, ce chemin a d’abord été devant toi. Inspire-toi de ce fait et réalise que si tu as eu la force de passer à travers ce parcours, c’est que tu as en toi celle requise pour affronter celui qui s’en vient. Fier de tes accomplissements, confiants de tes capacités, tu peux maintenant reprendre la route.

Ce texte m’est venu en tête alors que je l’ai vécu littéralement il y a dix ans. À l’époque, je m’entraînais à la course à pied car je planifiais participer au marathon de Montréal l’année suivante.  Nous étions au lendemain d’une tempête de neige dont les accumulations encore non-déblayées m’empêchaient de courir. J’ai donc décidé de marcher à allure forcée dans la neige qui, selon l’endroit, m’arrivait au mi-tibia ou à la mi-cuisse.  Ça renforce les muscles et brûle les calories, ce n’est donc pas du temps perdu. C’est en arrêtant, à bout de souffle et bien à contre-coeur, que ça m’est venu en tête. Comme la majorité des réflexions qui me viennent lors de mon entrainement, j’ai réalisé que ça pouvait s’appliquer à plusieurs différents aspects de la vie.

La nécessité de s’entraîner seul

Avez-vous un entraineur privé?  Et c’est un vrai professionnel?  Et il s’occupe de vous pendant votre entrainement au lieu de jaser avec ses collègues ou niaiser sur son cell?  Parfait : Entrainez-vous avec lui.  Pour les autres, si vous voulez (a)voir des résultats, mieux vaut vous entrainer seul.

 Ces 24 dernières années, j’ai constaté que s’entrainer à plusieurs, c’est la pire chose à faire.  On le fait dans le but de s’entraider et de s’encourager à se pousser plus loin.  Mais dans la réalité, ce qui se passe, c’est que le plus faible membre du groupe affaiblit les autres.  Ce qui fait que personne ne fait de progrès.  C’est vrai pour l’entrainement musculaire, l’entrainement pour perdre du poids et l’entrainement cardiovasculaire.

 Laissez-moi vous raconter mes expériences personnelles dans les trois cas :

 L’entrainement musculaire.
Les premières années où j’allais au gym, je sortais de chez moi, j’allais au Énergie Cardio du quartier, je faisais de douze à quinze exercices différents, et je rentrais chez moi.  Tout le processus prenait moins d’une heure et demie.  Les progrès arrivaient lentement, mais arrivaient.

 Puis, voilà une amie qui décide de se prendre un abonnement de trois mois au gym, et qui me demande d’y aller avec elle, afin de lui montrer comment fonctionnent les appareils.  J’accepte!

 Mais là, elle trouve que mon Énergie Cardio n’est pas assez grand, les appareils pas assez varié.  Alors on doit aller à un autre succursale, dans un autre quartier.  Voilà qui rallonge le temps d’aller-retour, et rajoute le prix du transport.  Ensuite, je ne peux pas aller directement au gym, il faut que je l’attende au métro, et 80% des fois elle arrive en retard.

 Je lui fais la démonstration d’un appareil, en faisant mon exercice.  Je lui laisse ensuite l’appareil.  Et, tandis qu’elle l’utilise, je vais m’installer à un autre.  Mais voilà, elle proteste.  Si elle m’a demandé de l’accompagner, ce n’est pas pour que je la laisse seule à s’ennuyer.  Me voilà donc pris pour lui faire de la conversation au lieu de m’entrainer.  Puis, avant de passer à l’exercice suivant, voilà qu’il faut qu’elle consulte ses bouquins et qu’on discute afin de choisir « le bon » exercice suivant.  Au bout d’une heure, au lieu de mes habituels 12 à 15 exercices, je n’en ai fait que six.  Ensuite, ben là, on n’est pas pour se quitter ainsi.  On se promène, on magasine, ça finit au resto…  Ce qui me prenait une heure et demie m’occupe maintenant entre cinq et sept heures, et occasionne des dépenses non-prévues.  Au bout de trois mois, non seulement elle n’aura fait aucun progrès, je n’en aurai pas fait non plus.  Pire : J’ai repris du poids.

L’entrainement pour perte de poids.
À chaque fois que j’ai décidé d’essayer de perdre du poids, j’ai réussi. Évidemment, grosse tête que je suis, je ne pouvais m’empêcher de m’en vanter publiquement.  Arrive cette fille jolie et coquette, mais qui a un bon 50 lbs en trop.  Elle a essayé bien des régimes commerciaux dans sa vie, mais aucun n’a fonctionné. Heureuse de voir en moi quelqu’un qui a réussi à trouver une méthode qui fonctionne, elle me demande de la coacher.  J’accepte! 

Je commence donc par lui donner les bases: Côté alimentation, je lui explique l’importance de ne sauter aucun repas, surtout le déjeuner, puisque ce sont les repas irrégulier qui affament le corps, ce qui fait que celui-ci, craignant une famine, a le réflexe de garder toutes les calories qu’il absorbe.  Et côté exercice, je lui recommande de commencer par quelque chose de simple, soit prendre les escaliers au lieu des escalateurs mobiles, et on verra plus tard comment on pourra peu à peu changer ses habitudes pour le mieux, une par une.

Le lendemain, nous avons eu cet échange:

MOI:  Alors? Qu’est-ce que tu as pris à déjeuner et en snack entre-repas?
ELLE:  Rien!
MOI:  Comment ça, rien?
ELLE:  Si je ne mange pas, je ne consomme pas de calories.  Et si je ne consomme pas de calories, je ne peux pas grossir.

J’avais pourtant pris la peine de lui expliquer pourquoi cette méthode donne le contraire de l’effet recherché. C’est la raison pour laquelle les lutteurs sumo s’entrainent l’estomac vide et prennent leurs premiers repas quatre ou cinq heures plus tard.  Je ne peux pas croire qu’elle s’obstine à continuer de faire cette erreur stupide que dénoncent tous les nutritionnistes de la planète.

MOI: Et pour les exercices? Tu as pris les escaliers?
ELLE: Non! Y’a rien qui m’empêche à la fois de prendre l’escalateur et d’en grimper les marches.  Comme ça j’ai mon exercice, je ne perds pas de temps et j’arrive même plus vite en haut.

Ouais, sauf que le but de l’exercice n’est pas de sauver du temps ni d’arriver en haut plus vite. C’est de brûler des calories, chose qui ne se fait pas avec sa méthode. 

Sérieusement, quand ta méthode personnelle ne fonctionne pas, et que la méthode de l’autre a prouvé fonctionner pour lui, où est la logique d’insister pour continuer de le faire de ta façon?

En voyant que je perdais mon temps, je l’ai vite abandonnée à ses erreurs et ses obstinations, elle a continué à grossir, et elle est aujourd’hui à son pire embonpoint à vie.

 L’entrainement cardiovasculaire.
Lorsque je me suis mis à la course à pieds en décembre 2010. Ma méthode était simple:

  • Courir en ligne droite jusqu’à épuisement.
  • Marcher le temps de récupérer.
  • Répéter sans cesse les deux étapes précédentes.
  • Se rendre à un point où on est trop fatigué pour courir un pas de plus.
  • Retourner à la maison, ce qui nous oblige à marcher en sens inverse tout le chemin parcouru, ce qui nous fait brûler encore plus de calories. 
  • Répéter à tous les jours.
  • Cesser de courir lorsque l’on commence à ressentir la moindre douleur, particulièrement aux articulations, et ne plus courir tant que la douleur n’est pas disparue. Parce que le but ici est d’améliorer sa forme physique et non de se ruiner les genoux pour la vie, comme ce fut le cas pour certains participants de The Biggest Loser.

Au début, je ne pouvais faire que des segments de 200 mètres avant de tomber épuisé.  Quatre mois plus tard, en avril 2011, je pouvais courir des segments de 5 km.  Non seulement ais-je fortement amélioré mon cardio et mes muscles, cet exercice m’a fait perdre une 22 lbs, ce qui m’a donné un corps particulièrement découpé.

Arrive cette amie qui, voyant mes progrès, décide de se mettre à la course elle aussi. Mais voilà, elle veut s’entrainer avec moi, ce que je refuse.  Non pas pour être désagréable, mais le fait est que je suis trop avancé pour elle.  Si je m’entraine à mon rythme, elle ne pourra pas me suivre. Et si je descends à son rythme, je ne me pousserai pas à bout, et ainsi je ne ferai plus de progrès.  En réponse, elle me propose une méthode trouvée dans un livre qui, m’assure-t-elle, est bien meilleure que la mienne.  Car d’après ce qu’elle y lit, si j’avais suivi cette méthode-là au lieu de la mienne, ce serait 15 km ininterrompus que je serais capable de courir aujourd’hui, plutôt que seulement 5 .  Autrement dit, puisque je n’ai obtenu qu’un tiers des résultats possible, elle considère que mon accomplissement, c’est plutôt un échec. :/

Je lui rappelle que de toute façon, elle porte des orthèses à cause de ses problèmes de pieds.  Il existe tellement d’exercices cardio qui font perdre du poids, pourquoi veut-t-elle choisir  le seul dans lequel elle a un handicap qui risque de tout faire foirer?  Elle me répond que ceci est un raisonnement de loser, et que quand on se laisse arrêter par le moindre petit obstacle, on n’arrive jamais à rien dans la vie. 

Je cède donc et accepte de lui servir de partenaire de course.  Je mets ma méthode de côté pour utiliser la sienne. Durant quatre semaines, à tous les trois jours, on doit courir de cette façon: Deux minutes de course, une minute de marche, répéter pendant 30 minutes. Au bout de quatre semaines, on est supposé être capable de courir pendant un quart d’heure non-stop.

Après un mois à suivre scrupuleusement cette méthode, arrive le moment de vérité.  On commence à courir, et trois minutes plus tard, elle se voit obligé d’arrêter, à bout de souffle.  Après une minute de repos, elle repart, mais malgré toute son obstination, après deux minutes, elle se voit incapable de courir un pas de plus.  Elle s’en va agripper un poteau sur lequel elle s’effondre en larmes. 

Je regarde la scène, complètement découragé. J’aurai donc sacrifié tout un mois d’entrainement fonctionnel pour ça!?  Un mois à me faire dire à quel point ma méthode personnelle était merdique.  Un mois dans lequel je n’ai pu ni me pousser à bout ni faire reculer mes limites.   Un mois à endurer de la négativité non-stop, et une fin sous le signe de l’échec et du loserisme.   Cette activité que j’aimais et qui ne me rapportait que du positif autant physiquement que moralement durant les quatre premiers mois où je l’ai faite seul, elle a réussi à la transformer pendant un mois en une épreuve pénible dont je ne tirais plus rien de bon. 

En conclusion :
Une personne qui n’est pas capable de réussir par elle-même ne réussira pas plus si elle s’accroche à un autre.
Une personne qui réussit par elle-même cesse de réussir dès qu’elle accepte qu’un poids mort s’y accroche.

C’est ennuyeux mais c’est un fait.

12 trucs que j’ai appris en m’entraînant pour le marathon

Il y a un peu plus de huit ans, au début de l’hiver de 2010-2011, j’ai décidé, comme ça, sur un coup de tête, de m’entraîner pour participer au Marathon de Montréal, une course de 42 km se tenant vers la mi-septembre.

De toutes les activités physiques qui puissent exister, la course à pied avait toujours été mon point le plus faible. J’ai toujours été celui qui courait le moins vite et le moins longtemps, ce qui faisait de moi le bon dernier en classe de gym à l’école.  J’ai décidé de m’y attaquer, et ce sans attendre le printemps. Bien m’en pris car…

1) L’hiver est la meilleure saison pour commencer à s’entraîner.
En été, un coureur doit être habillé comme un coureur. C’est l’uniforme qui fait la différence entre un coureur et un fuyard, surtout aux yeux de la police qui patrouille le quartier louche où tu habites. Or, autant on remarque un civil qui court, autant on remarque un coureur qui marche.

En hiver, par contre, coureurs comme passants doivent être habillés en gros manteau chaud. Ainsi, lorsque je marchais plutôt que de courir, rien ne me distinguait d’un passant et je n’avais pas l’air d’avoir abandonné l’entrainement.

Afin d’obtenir de meilleurs résultats, j’ai eu l’idée de courir dans la neige sur des pistes non-dégagées où on enfonce parfois jusqu’aux genoux. Ça épuise plus vite, ça fait suer, ça réchauffe au point où j’ouvrais souvent mon manteau même s’il faisait -12°C, et je ne ressentais pas le froid puisque j’étais moi-même ma propre source de chaleur. C’était un avantage non négligeable, comme je le démontre dans le point suivant qui est :

2) Les bienfaits sont d’abord petits mais immédiats et omniprésents.
Si vous vivez dans un pays où l’hiver est rude, vous connaissez la désagréable sensation de devoir prendre une douche alors que l’hiver refroidit la salle de bain. Eh bien moi, en revenant de mon entrainement de course, j’allais immédiatement à la douche. Et jamais je n’y ai eu froid de l’hiver, pour la simple et bonne raison que la chaleur provenait de moi. Je me permettais même de prendre des douches à peine plus chaudes que tièdes. Moins d’eau chaude, douches de moins longue durées, moins d’énergie électrique dépensée, donc économie. Une économie qui se prolongeait dans l’appartement, où je n’avais soudainement plus besoin de chauffer autant.

Parmi les autres avantages que m’a procuré la course à pied, notons un sommeil plus profond, un réveil plus reposé, une amélioration de la concentration, une meilleure humeur en général. La libido aussi se réveille, et on a soudain une plus grande énergie et une meilleure résistance pendant l’acte. Et l’économie dont je parlais au paragraphe précédent s’étalait jusque dans ma facture d’épicerie, tel qu’expliqué dans le point suivant qui est :

3) La perte de poids est immédiate parce que…
A) L’appétit diminue. On pourrait croire que dépenser autant d’énergie pourrait donner un appétit d’ogre. Mais non, au contraire. Je ne sais pas ce que l’activité physique fait à l’estomac, mais non seulement j’ai perdu envie de grignoter, je mangeais moins durant les repas. Je n’ai même pas eu à changer mon alimentation pour du végé-santé.
B) Les calories brûlent. Faire un effort puissant à court terme brûle les sucres. Par contre, l’effort constant à long terme, comme celui de la course à pieds, consomme le gras.  Voilà pourquoi:

4) La perte de poids est spectaculaire  … Mais temporaire.
Non pas temporaire dans le sens où on le reprend tout aussi vite, mais bien dans le sens ou on cesse éventuellement d’en perdre. Voici le poids que j’ai perdu durant les quatre mois de mon entrainement (décembre 2010-mars 2011) :

1er mois : 13 lbs. (5.90 kg)
2e mois : 7 lbs. (3.18 kg)
3e mois : 2 lbs. (0.90 kg)
4e mois : 0 lbs. (0 kg [/mansplaining] ) 

Voilà pourquoi beaucoup de gens se découragent et abandonnent l’entrainement au bout de deux mois.  Il est logique de penser qu’en poursuivant l’entrainement avec la même intensité, la perte va continuer au même rythme qu’au premier mois. Mais voilà, cette logique est fallacieuse. Dans les faits, à mesure que le corps s’habitue à l’effort, il devient de plus en plus performant. Il réclame donc moins de calories pour fonctionner.  Et c’est pour ça que c’est le premier mois où j’en ai le plus perdu, car:

5) Ça prend un mois avant d’être vraiment performant.
Par un bel après-midi ensoleillé entre Noël et le jour de l’An de décembre 2010,   j’étais allé courir le long du Canal Lachine.  

Ça faisait trois semaines que je m’entraînais. Tandis que j’alternais course et repos sous forme de marche lente, un passant promenait son chien.  D’abord derrière moi, il m’a dépassé et a pris de plus en plus de distance.  De voir ainsi un homme parcourir plus vite plus de distance que moi, alors qu’il ne fait que marcher et que je suis en course intermittente, ça m’a donne une fracture de l’orgueil.  Mais pas assez pour me faire abandonner.  D’abord, parce que j’étais déjà bien plus performant qu’à mes débuts, où j’étais tombé épuisé-mort après 200 mètres de course.  Mais aussi parce que: 

6) Le bien-être ressenti est incroyable.
Sérieux là, après la première semaine, on commence à ressentir un état d’euphorie quasi-permanent.  Je ne sais pas si c’est à cause de l’oxygénation ou des bienfaits mentionnés au point 2.  Toujours est-il qu’on se sent comme si on était sur la boisson énergie, mais sans le rush du sucre.  On se sent mieux, plus énergique, plus éveillé, bref, plus jeune.  Et moi qui était du genre à attraper 2-3 rhumes par saison froide, pour la première fois de ma vie, j’en ai eu un gros total de zéro cet hiver-là.

Mieux encore: Pour certaines personnes, dont je faisais partie, l’hiver n’est pas une saison tellement intéressante ni agréable.  Eh bien cette année-là, en décidant que l’hiver serait mon gym, j’ai complètement transformé ma vision de cette saison en quelque chose de positif, vision qui perdure encore aujourd’hui.  Quoi de mieux pour le moral que d’apprécier les températures extérieures à l’année longue.

7) On ne peut s’empêcher de vouloir partager nos progrès.
C’est quelque chose que l’on fait autant pour s’encourager soi-même que pour s’en vanter.  Et c’est normal.  Quoi de mieux pour le moral de revenir sur nos entrées précédentes sur Facebook ou sur notre blog pour revoir tout le progrès que l’on a fait.  Sans compter les encouragements et les félicitations que l’on reçoit de la part d’amis.  Hélas, il n’y a pas qu’eux qui constatent nos progrès.  Et si je dis hélas, c’est parce que, pour une grosse part de notre entourage … :

8) On dérange!
Qu’on le veuille ou non, notre entourage est adapté à notre style de vie. Ainsi, les oisifs attirent les oisifs, et les sportifs sont entourés de sportifs. Aussi, lorsque l’on change radicalement nos habitudes de vie, c’est tout notre entourage qui s’en trouve affecté. les gens se divisent alors dans ces catégories :

  • Le/la conjoint/conjointe qui commence à craindre, consciemment ou non, que tu deviennes trop bien pour elle/lui. 
  • Ceux qui regardent tes progrès avec malaise car ton courage devient pour eux le symbole de leur propre lâcheté.
  • Ceux qui sabotent ton entrainement en voulant t’aider. Généralement en affirmant que si tu avais plutôt utilisé une méthode X, tes progrès seraient au moins trois fois ce que tu as obtenu par la tienne.  Et même s’ils n’arrivent pas à t’imposer leur méthode, leurs commentaires minent le moral.
  • Ceux qui qui sabotent ton entrainement en voulant que tu les aide. Hélas, puisqu’ils ne sont pas à ton niveau, les aider signifie que tu cesses de te pousser, et ainsi cesse d’obtenir des résultats.
  • Ceux qui te découragent de continuer, et qui le font pour ton bien.  En effet, convaincus que tu vas échouer, ils ne veulent pas que tu subisse cet échec. Ils sont de la mentalité du Qui rien n’essaie rien n’échoue, et cherchent à te l’imposer.

Et voilà pourquoi:

9) Tu te sens bien seul tout à coup…
… en réalisant qu’il n’y a personne dans ton entourage avec qui tu peux parler de ta nouvelle passion. Puisqu’ils ne la partagent pas, ils ne peuvent pas comprendre, ni te soutenir, ni t’aider.  La majorité du temps, en leur en parlant, tu les ennuies.  Et essayer de trouver de nouveaux amis sur le net qui, eux, peuvent te comprendre, c’est moins facile qu’on pourrait le croire, parce que :

10) Internet regorge de faux experts et de gens haineux.
Je me suis inscrit sur un forum montréalais de course à pied. Je n’y suis pas resté plus que vingt minutes, et ce pour deux raisons.

  • La première : Un membre se décrivant comme étant entraîneur professionnel travaillant dans un gym, a parti un sujet dans lequel il affirme que courir ne fait pas perdre de poids. Et il avait tout l’expertises pour le prouver.  Je suppose donc que mon pèse-personne, mon miroir, mes vêtements, mon corps, mes yeux et tout mon entourage me mentent en me disant/montrant que j’ai perdu 22 lbs en trois mois juste à courir.
  • La seconde : J’ai découvert par hasard qu’un de leurs membres y avait mis un lien vers l’un de mes billets de blogs dans lequel j’avais posté des images de moi avant-après, qui montraient ma perte de poids et ma prise de muscles. Le lien venait avec le commentaire suivant : « Ça ne donne pas envie de se mettre à courir! » Une remarque aussi méprisante et gratuite que totalement injustifiée.  

Face à pareille atmosphère empreinte de mauvaise foi, faut pas se demander pourquoi j’ai renoncé à fréquenter l’endroit.

11) Le choix de bons souliers est primordial.
Pendant longtemps, j’ai cru que les boutiques sportives bullshittaient lorsqu’ils affirmaient que pour courir sans problèmes, il faut absolument débourser une fortune pour se procurer chez eux un soulier en mélange de polyester et soie de cocons de papillons de l’Arctique avec semelle en fibre d’élastine coussinée à la mousse de nombril de panda, sinon nos pieds vont pourrir et tomber. Et je suppose que j’ai raison jusqu’à un certain point car je ne vois pas en quoi un soulier à 600$ la paire pourrait donner de meilleurs résultats qu’une paire à 150$. Par contre, cette petite BD que j’ai faite à l’époque montre comment j’ai appris à la dure les réalités d’être bien chaussé.

Je suppose que j’ai dû me faire des micro-fractures au tibias car j’en ai eu pour un mois à ne plus être capable de courir. Ensuite, j’ai commencé à travailler à plus-que-temps-plein, alors je n’avais plus le temps de m’entraîner. Hélas, il était trop tard pour moi, le dommage était fait. Car en effet :

12) Si vous n’avez jamais été bon à la course, il y a peut-être une raison.
Comme je le dis tout en haut de cet article, la course avait toujours été mon point le plus faible.  J’ai appris pourquoi quand, en décembre 2011, un an après avoir commencé à faire de la course, mes pieds sont soudainement devenus trop douloureux pour que je puisse me tenir debout.  Le podiatre a constaté que j’ai une jambe et les deux pieds croches.  

Voilà pourquoi je n’ai jamais été bon coureur.  Voilà pourquoi je n’ai jamais tenu sur des skis, des patins, des raquettes et des rollerblades.  À cause de ce handicap de naissance jamais détecté avant parce que jamais recherché spécifiquement, j’ai toujours marché sur le rebord de mes pieds plutôt qu’à plat.  Jusque là, je pouvais l’endurer.  Mais en m’entraînant, je les ai forcés en leur imposant un effort qu’ils n’étaient pas conçus pour soutenir.  S’en suivit une fasciite plantaire sévère aux deux pieds qui m’a laissé un mois en béquilles et deux mois sans pouvoir travailler.  Comme quoi il faut toujours consulter un médecin et se faire examiner les parties qui vont travailler, avant de se mettre à l’exercice.

Aujourd’hui, je me suis fait une raison.  Je ne courrai jamais le marathon.  J’ai changé mon entrainement pour un plus musculaire parce que bon, il y a plus d’une façon de devenir athlétique.  Je m’entraîne toujours au cardio à mon gym, non pas sur le tapis roulant mais plutôt sur la machine elliptique sans impact.  Au moins une fois par hiver, je ne peux résister à l’envie de courir dans la neige, ce qui me permet de constater que je suis encore capable de parcourir une distance de 2 km non-stop.  C’est moins que les 5 km que je pouvais faire au dernier jour de mon entrainement, mais ça demeure bien mieux que les 200 mètres du premier jour.

 

Il n’y a pas de raccourci

Pas besoin modifier son alimentation de façon radicale pour perdre du poids.  Juste faire quelques petits changements ici et là, ça peut suffire pour transformer un souper en repas santé.

Bon, d’accord, mauvais exemple.

Plutôt que d’improviser son alimentation n’importe comment, je donnais les deux adresses suivantes dans mon billet de mercredi dernier, pour avoir des conseils en nutrition :

Anglais : http://www.msn.com/en-ca/health 
Français :
 
http://www.msn.com/fr-ca/sante

Sans pour autant affirmer qu’ils disent n’importe quoi, il reste que parmi leurs liens, je suis tombé sur deux articles contradictoires au sujet de l’huile de noix de coco.

Le premier article décrivait la chose comme un aliment miracle dont les bons gras s’agglutinaient aux molécules de mauvais gras, permettant de les éliminer. Apparemment, il suffit d’avaler une cuillère à soupe de cette huile aux douze heures pendant  deux mois pour perdre 20 lbs, améliorer la santé cardiaque, régulariser le taux de sucre dans le sang, avoir une plus belle peau de plus beaux cheveux, guérir l’impotence, redresser son budget et gagner à la loterie. Alors j’ai suivi la suggestion, en m’envoyant une bonne cuillerée de gluant dans le gorgoton deux fois par jour.

 J’avoue que, dès le premier jour, j’ai eu des doutes, en lisant sur la bouteille qu’avec chaque cuillère, j’avalais 65% de la limite de gras saturé à ne pas dépasser quotidiennement.  Calcul rapide : 65 X 2 = 130 – 100 = 30, donc je dépassais maintenant de 30% la limite.   En plus des gras saturés, s’il y en avait, de mes autres repas.

Quatre jours plus tard, je tombe sur un nouvel article décrivant l’huile de noix de coco comme un poison, et que sa réputation de super-aliment venait d’un article écrit par une journaliste qui s’était inspiré de 50% de ouï-dire et inventa le 50% restant.  En réalité, le haut taux de gras saturé de l’huile de noix de coco la rend aussi dommageable pour le corps que le gras animal.  En conclusion, s’il faut bouffer de l’huile, rien ne vaut l’huile d’olive pure.  Et même là, il reste décommandé d’en prendre à la cuillère.  Et encore moins y voir un remède miracle pour traiter l’embonpoint.. 

 Et ceci ne fait que confirmer la dure réalité comme quoi il n’y a pas d’aliment et/ou diète et/ou méthode qui fasse des miracles.  J’ai d’ailleurs pu constater moi-même l’inutilité de la chose durant les 24 dernières années.  Par exemple :

Les multi-vitamines.  Tous les nutritionnistes s’entendent pour dire qu’à part donner une couleur fluorescente à l’urine, ça n’apporte pas grand-chose.  De toute façon, si tu te nourris bien, tu n’auras aucune déficience en vitamines.

Les suppléments alimentaires.  Si tu as besoin de supplément alimentaire, c’est parce que tu te nourris mal.  Ceux qui se nourrissent mal ne sont pas du genre à s’entraîner.  Et si tu te nourris bien, alors les suppléments sont inutiles.

La créatine.  Supposément, la créatine permet aux muscles d’absorber plus d’eau, donc d’être plus gros, donc de pouvoir soulever de plus grands poids, donc de gagner plus de muscles.  Je veux bien, mais dès que je vais cesser d’en prendre, mes muscles vont reprendre le format qu’ils auraient atteint si je m’étais entraîné sans créatine.  Alors à quoi bon?

La poudre de protéines.  Est-ce que je suis un culturiste en pleine saison de compétition?  Non!  Alors je n’ai pas besoin d’absorber un supplément de calories.

Les méthodes onéreuses qui viennent d’ailleurs :  Sur un rayon de pharmacie ou de nutrition, il y a cette boite, toute seule, qui propose une méthode qui marche vraiment, tellement que le Gouvernement a peur que les ingrédients actifs servent à autre chose, d’où le fait que c’est non-approuvée par le ministère de la santé du pays, d’où le fait que ça coûte 60$ la boite.  Si ça coûte si cher, c’est que ça doit marcher.  On l’achète et on se retrouve avec 12 capsules de poudre de pulpe de bois de chauffage, ainsi que 12 patchs qui ne sont en fait que de petits Band-Aids.  Les instructions imprimées sur une feuille d’un mètre par deux en 147 langues te disent de prendre six capsules par jour, manger le ¼ de tes repas habituels, aller courir 20 km entre chaque repas, et mettre un band-aid sur le dos de ta main pour que, à chaque fois que tu as faim, tu le regardes pour te rappeler de continuer de suivre la méthode. 

Les super-aliments.  Une année, c’était les baies d’açaï. Une autre année c’était la pomme grenade, l’année suivante c’était le kale, le vinaigre de cidre de pommes, l’ail sibérien,  le thé vert, etc.  Ils ont presque toute la même chose en commun : En abuser, c’est toxique.  Parlez-en à cet homme qui a détruit son foie en prenant des pilules de concentré de thé vert

Les diètes qui ont un nom.  Pendant six à douze mois, tout le monde ne jure que par ça.  Puis, on commence à ressentir les effets néfastes contre lesquels les experts en nutrition nous avaient pourtant prévenus depuis le début. Par exemple, la diète Keto, qui donne apparemment d’affreuses carences alimentaires et qui fait perdre du muscle et de l’hydratation plutôt que du gras.

Les diètes / exercices qui ont le nom de leur auteur :  Vous souvenez-vous de la Technique Nadeau?  Suivez-vous encore le régime Montignac?  C’était des modes, tout simplement.

Tout ce qui est accompagné du mot détox.  De 1, il n’existe aucun produit qui fasse ça.  De 2, avez-vous un foie et des reins?  Alors vous vous détoxifiez déjà 24/7.  

La diète de l’institut cardiologique de Montréal pour perdre 10 lbs en trois jours.  Je l’ai testé moi-même.  J’ai perdu 2 lbs, que j’avais repris une semaine plus tard. J’ai écrit ces trois jours en détail en temps réel sur mon autre blog.  Vous pouvez le lire ici, ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

La liposuccion.  Parmi tous ceux qui ont subi cette opération, avez-vous déjà entendu qui que ce soit qui la recommande car elle apporte des résultats satisfaisants et durable?  Moi non plus!  Par contre, j’ai déjà jasé avec un chirurgien esthétique qui m’expliquait que la liposuccion avait un taux de réussite de 97%.  Je suppose donc que tous les patients de cette opérations font partie du 3%

Les appareils qui ne font que reproduire les effets secondaires de l’exercice.  L’exercice fait bouger, réchauffe et fait transpirer.  Alors on vend des appareils qui vous gigotent le gras, d’autres qui appliquent de la chaleur, et d’autres qui vous font suer.  Mais voilà, ce n’est pas de l’exercice, alors ça ne peut pas faire maigrir.  Seul l’effort fait travailler les muscles, ce qui leur demande de l’énergie, ce qui consomme / consume les sucres et le gras. 

 Et pour perdre le restant de nos illusions sur le sujet, je recommande une visite (plusieurs même) sur lepharmachien.com.  Après ça, vous ne croirez plus à la moindre méthode miraculeuse.

Une fois que l’on se fait à la triste réalité qu’il n’y a aucun raccourci ni aucun miracle, alors on accepte le fait que seul l’exercice et la bonne alimentation régulière peut améliorer la santé et la forme physique.  Et dès qu’on l’a accepté, il ne reste plus qu’à choisir : S’y mettre, ou laisser tomber.

 J’ai choisi de m’y mettre, en commençant par jeter la bouteille d’huile de noix de coco.  Et maintenant, lorsque je lis un article au sujet des bienfaits de tel ou tel aliment, je vais le googler pour en apprendre un peu plus.  Mais peu importe à quel point l’on recherche, il reste que la meilleure solution sera toujours la solution de base –Manger moins, manger mieux, bouger plus– que n’importe quelle solution alternative qui n’en est pas une.

Première (vraie) semaine: Les résultats!

Je ne me suis pas affamé et je n’ai pas fait de changements radicaux dans ce que je mange.  J’ai juste diminué le gras animal (beurre, porc), augmenté les protéines (steak, poulet, lentilles, pois chiche), et j’ai suivi mon schéma de quantité tel que vu dans le billet Trouver sa motivation (ainsi que 4 mois d’épicerie gratuite.

Je me suis aussi cuisiné une crème de légumes maison: J’ai fait bouillir une carcasse de poulet (os, gras, peau) pendant quelques heures.  Puis, une fois les morceaux retirés, j’ai rajouté au bouillon un pied de céleri, un brocoli, un oignon, des épinards, une patate douce, deux carottes, et de l’eau parce que ça avait réduit.  Une autre heure de cuisson plus tard, j’ai passé le tout au blender.  J’y ai ensuite rajouté des lentilles, des échalotes et du poulet.  Je l’ai divisée en portions, j’en ai gardé trois au frigo et j’ai congelé le reste.   Non seulement ça se mange tel quel (dégelé, je veux dire), ça remplace avantageusement les sauces sur les viandes et les pastas.

Quant à l’exercice, je suis allé au gym deux fois.  Après la première, j’ai eu mal aux muscles pendant quatre jours.  Et vous savez ce que ça fait, des muscles endoloris?  Ça se reconstruit en bouffant des calories.  Et ceci explique probablement le résultat assez surprenant de ce matin.

6 janvier: 218.0 lbs
12 janvier: 212.8 lbs
Diminution cette semaine: 5.2 lbs
Diminution totale: 5.2 lbs

Officiellement, tous les nutritionnistes et entraîneurs sérieux le disent, nous ne sommes pas supposés en perdre plus que 2.5 par semaine.  Cependant, au début, nos nouvelles habitudes prennent le corps par surprise, alors il n’a pas eu le temps de s’adapter.  Voilà pourquoi c’est toujours le premier mois que les résultats sont les plus spectaculaires.

J’en ai profité ce matin pour me prendre en selfie en sortant de la douche.  Je suis encore loin d’avoir ce qu’il faut pour devenir danseur et changer mon nom pour Adonis Lebrun, mais c’est quand même un bon début. 

Ouais, la barbe est revenue.  Ainsi que la teinture.  Mais bon, ça c’est pas nouveau, je me teins depuis que j’ai 26 ans.  Ce nouveau/ancien look, c’est sous l’influence de gentilles collègues de travail qui me l’ont conseillé.  Après avoir vu plusieurs vieilles photos de moi avec la barbe sous toutes des formes et tailles, elles m’ont unanimement suggéré de revenir à celle-là, que j’avais il y a six ans :

Elles sont obligées de me regarder cinq jours par semaine, alors aussi bien leur rendre la tâche un peu moins pénible en suivant leurs conseils.  Et puis, la barbe me permet de dissimuler plusieurs lignes, rides et relâchements de la peau, ce qui n’est pas pour me déplaire.

PROCHAIN BILLET:  Ces 20 dernières années, J’ai essayé plusieurs raccourcis sous forme de trucs miracles.  Ils ont tout ceci en commun: Aucun ne fonctionne.

S’entraîner avec sagesse

La dernière fois que j’ai eu à me remettre en forme, c’était au début de 2017.  C’est que l’année précédente, en 2016, j’ai eu à subir cinq opérations aux yeux, dont quatre juste à l’œil gauche.  

 


Mauvais souvenir de l’automne 2016.

Et pour éviter les complications supplémentaires, je devais éviter toute activité physique demandant de l’effort.  J’ai donc repris une vingtaine de livres, passant de 195 à 215.   

Cette fois-là, pour me remettre en forme, je n’ai pas fait de modifications majeures à mon alimentation.  Je me suis juste contenté de reprendre l’activité physique.  C’est probablement la raison pour laquelle ça m’a pris six mois pour perdre 20 lbs, alors que trois mois à Défi Diète 2008 avaient suffi pour en perdre 22.  Mais bon, peu m’importait.  Sachant d’avance que reprendre mon rythme de vie normal allait éventuellement me ramener à mon poids santé, je n’étais pas particulièrement pressé.  Car comme j’ai dit dans le billet précédent, mon but premier est de maintenir les bonnes habitudes. 

C’est pendant cette période que j’ai fait cette comparaison avant-après, que j’ai publié dans un billet précédent :

 

À cette époque,  il y avait une personne, ex-connaissance à moi, qui avait elle aussi comme but l’amélioration physique pour l’été de 2017.  Elle avait commencé six mois avant moi, se donnant un an pour réussir.

… Et elle a échoué en un an ce que j’ai réussi en six mois. 

Il faut dire que notre approche de l’entrainement était très différente.  Et c’est en l’observant que j’ai compris pourquoi certaines méthodes fonctionnent alors que d’autres non.  Et aujourd’hui, je vais partager la chose avec vous.

Tout d’abord, tandis que…

L’AUTRE : Se plaignait sans cesse comme quoi il y avait toujours foule au gym, et que ça lui est un turn-off total.
MOI : Je faisais partie de la foule.  Mieux encore: J’utilisais la foule.  À chaque fois qu’une machine que je voulais était occupée, je ne perdais pas mon temps à d’attendre et/ou chialer.  J’allais à la première machine libre que je voyais.  Généralement, une machine qui m’était encore inconnue et que je n’aurais pas été porté à utiliser.  Ça a diversifié mon entrainement.  Ça a même rajouté à ma routine des exercices que je n’aurais pas découvert autrement.

L’AUTRE : Courait sur les tapis roulants et les elliptiques.  Or, quand on court pour aller nulle-part, faut pas être surpris de ne pas atteindre son but.
MOI : La course, je la faisais deux fois : De chez moi en allant au gym, et ensuite du gym en allant chez moi.  En ayant un but géographique plutôt que de faire du sur-place, c’était beaucoup moins ennuyant. D’ailleurs…

L’AUTRE : Recherchait sans cesse une personne pour l’accompagner dans ses exercices, car elle trouvait l’entrainement ennuyant.
MOI : Je ne m’ennuie pas.  Au contraire, le fait d’observer, de penser à chaque exercice, de les planifier, de les diversifier, de me concentrer sur ce que je fais, fait que je n’ai pas besoin d’une personne pour me distraire.  Parce que c’est tout ce que ça ferait, justement: Me distraire de mes exercices, ce qui serait contre-productif.

L’AUTRE : N’utilisait pas ce que le gym pouvait vraiment offrir.
MOI : Car en effet, la course, le cardio, on peut faire ça partout à l’extérieur.  Par contre, les poids, haltères et autres machines à travailler les muscles, on ne peut pas trouver ça dans la rue.  C’est donc là-dessus que je travaille lorsque je vais au gym.

L’AUTRE : Ne faisait que du cardio.  Elle avait pour son dire que y’avait que ça pour brûler le gras.
MOI : Je fais de tout: Bras, jambes, poitrine, ventre, dos, muscu, cardio, force, résistance, endurance… Le corps brûle les gras et prend du muscle beaucoup mieux lorsque toutes les parties sont sollicitées, surtout de toutes les façons.  

L’AUTRE : Publie quotidiennement sur Twitter et Facebook qu’elle a « atteint son but Fitbit d’avoir marché 8624 pas » et se vante d’avance de ses résultats à venir.  C’est une très mauvaise idée, car une fois que l’on a conditionné notre entourage à attendre nos résultats, ça nous met de la pression.  Ça transforme en corvée obligatoire ce qui aurait dû être une activité volontaire, et ça devient d’autant plus humiliant si on échoue dans nos objectifs.  
MOI : Je suis resté humble et discret.  Ainsi, ma victoire fut une annonce agréable et positive qui a pris tout le monde par surprise.  Et si j’avais échoué, alors personne ne l’aurait su.

L’AUTRE : Son objectif: Perdre 60 lbs / 27 kgs.  Par conséquent, son but était encore très loin.
MOI : Mon objectif: Aller au gym de 2 à 4 fois par semaine, faire 10 exercices, trois sets de 10 répétitions, jamais les mêmes exercices que le jour précédent.  Donc, à tous les jours où je revenais du gym, j’étais satisfait car j’avais atteint mon but.  Donc, tandis que…

L’AUTRE : Met son focus sur la perte de poids, donc sur le résultat de l’exercice…
MOI :  Je mets mon focus sur l’exercice.  Non seulement ça m’apporte la satisfaction quotidienne d’avoir atteint mon but, le résultat sous forme de perte de gras et de gains musculaires ne devient plus qu’un bonus, une prime qui se rajoute agréablement à la satisfaction du travail bien fait.  Par conséquent…

L’AUTRE :  Changeait de succursale, recherchant le gym qui lui conviendrait, sans jamais vraiment le trouver.
MOI :  Je m’adapte! Non mais sérieux, là, le principe de faire de l’exercice, c’est de forcer le corps et l’esprit à s’adapter à des situations qui ne lui sont pas familières, d’où évolution à tous les niveaux.  On va au gym pour chercher le challenge, l’inconfort.  Si tu y vas pour chercher ton petit confort, c’est perdu d’avance.

L’AUTRE : Bon, j’avoue, je ne connais rien de son régime alimentaire.  Tout ce que je peux dire, c’est que pour bien des gens, un régime consiste à manger moins, et à abandonner toute la junk food qui lui faisait tant envie.  Elle se retrouve donc à vivre sur une nourriture qui ne lui est pas familière, à quantité insatisfaisante, et à déprimer au sujet de tous ces mets qu’elle ne pourra plus jamais se permettre.
MOI :  J’ai utilisé une méthode en trois facettes:
– Facette 1: Je n’ai pas changé la quantité de nourriture à laquelle je suis habitué.  Mais bon, au départ, je ne mangeais pas comme un ogre non plus.
– Facette 2: Six jours semaines, que des fruits, des légumes, peu de volaille, presque pas de viande, presque pas de pain ni ses dérivés, sauf au p’tit déj’.
– Facette 3: Le samedi, je mange tout ce que je veux, la quantité que je veux.  Car en effet, renoncer à la poutine et à la pizza pour toujours, ce serait déprimant.  Il m’est beaucoup plus facile moralement de me dire que samedi s’en vient.  D’ailleurs, avoir un junk day, je fais ça tout le temps, remise en forme ou non.

L’AUTRE : Y a renoncé, préférant maintenant nier la réalité, se mentant à soi-même au sujet de son poids, changeant sa mentalité pour adhérer au mouvement Fierté Ronde, criant au FAT SHAMING contre tous ceux qui lui rappellent qu’elle a passé des années à chercher à en perdre. 
MOI : Je continue le cardio, la bonne alimentation, la musculation, l’endurance, et, par conséquent, l’évolution positive.

Mais je crois que la plus grande différence, c’est le fait que pour…

L’AUTRE : Les exercices et la bonne alimentation sont un mal nécessaire, une obligation planifiée pour n’être que temporaire, le temps d’atteindre la bonne forme.
MOI : Les exercices et la bonne alimentation sont un bien nécessaire, quelque chose de volontiers, que je planifie bien garder pour le reste de ma vie, pour garder la bonne forme longtemps.

Mais bon, des fois, la vie nous envoie un petit revers, comme j’ai eu avec ma vertèbre fracturée il y a onze mois.  Voilà pourquoi, histoire de donner l’exemple, j’ai décidé de rendre publique ma remise en forme actuelle en temps réel, histoire de montrer que c’est possible avec un peu de volonté, quelques bonnes décisions, et surtout de la patience.